Trois parcs régionaux 100 % nature

Les Hautes-Laurentides

Vous rêvez de vivre le Québec des grands espaces ? L'équipe vous propose un top 3 des parcs locaux et régionaux.

PARC RÉGIONAL DU POISSON BLANC 
PRIVATISEZ UNE ÎLE !
Ce parc créé en 2008 et classé réserve de biodiversité l’année suivante à ceci de particulier qu’il est en majeure partie composé d’eau.
C’est en effet un réservoir de 30 km de long parsemé de plus de 80 îles. Un véritable paradis pour les adeptes du canot-camping : de l’eau à perte de vue et de petites terres sauvages où planter sa tente pour la nuit ou faire une halte repas. Le Poisson Blanc est en fait né en 1929 de la construction du Barrage Rapide-des-Cèdres sur la rivière du Lièvre pour faciliter la drave puis produire de l’électricité. En période de crue, ce réservoir retient l’eau évitant les inondations en aval jusque dans la région de Montréal. Chaque année, les visiteurs du parc retrouvent donc leur île favorite, mais elle est à chaque fois un peu différente. Ce phénomène qui participe à la magie du parc est encore plus marqué sur les berges sablonneuses qui se dévoilent au fil de l’été avec la baisse des eaux.

LA VIE DE ROBINSON
Si certaines îles demeurent inviolées et interdites aux visiteurs afin de protéger leur environnement, la plupart offrent
des sites rustiques avec table de pique-nique, un site dégagé pour les tentes et des toilettes sèches. Embarcations, canots et kayaks sont disponibles à la location sur place pour les visiteurs qui ne sont pas équipés. La réservation d’un site en donne l’accès exclusif et comprend la livraison du bois pour le feu de camp. Il est même possible de faire acheminer ses bagages par bateau dans des barils étanches. Une fois rendu sur votre îlot, vous aurez alors le privilège de n’avoir aucun voisin à proximité. Paix, nature et démesure. Pour ceux qui préfèrent la randonnée à pied, il est possible d’arpenter un des quatre sentiers de la montagne du Fort. Longs de 1 km à 3,2 km (45 minutes à 1 h 30 de marche) ils vous emmèneront tous vers des points de vue uniques sur la région et sa myriade de lacs.

© Parc régional du Poisson Blanc

Le saviez-vous ?
Poisson blanc est également le nom des Premières Nations atikamekws, un peuple qui consommait ce poisson blanc (le corégone) en abondance.


PARC RÉGIONAL DE LA MONTAGNE DU DIABLE
LE BEL ENSORCELEUR
On dit de cette chaîne aux quatre sommets qui culmine à 783 mètres qu’elle est hantée par le Windigo, un monstre
de la mythologie algonquienne qui serait possédé du mauvais esprit. C’est ainsi qu’on la surnomme la « montagne du Diable » alors que son nom officiel est plus prosaïquement le mont Sir-Wilfrid en l’honneur d’un ancien premier ministre canadien. Mais la légende raconte aussi que le Windigo est un bon diable qui veille sur le territoire afin de le protéger. Il se fait quelques fois menaçant, mais uniquement envers ceux qui détruisent la nature. C’est dans cet esprit de conservation qu’est né en 2012 le parc régional, devenu une réserve écologique protégée par des passionnés du lieu.
                                                                          
SENTIERS, SOMMETS, LACS ET CHUTES
Situé au centre d’un doux partage entre d’un côté la rivière du Lièvre et de l’autre l‘immense réservoir Baskatong, la Montagne du Diable, vieille de 4 milliards d’années est parsemée de 80 km de sentiers pédestres tracés de façon à faire découvrir aux randonneurs tous ses attraits. Dernièrement, 10 km ont été également ouverts aux vélos tout-terrain. Second plus haut sommet de la région touristique des Laurentides après le Mont-Tremblant, le mont Sir-Wilfrid surplombe un paysage parsemé de centaines de lacs. Ne ratez pas non plus l’impressionnante chute Windigo. Tout récent (en 2015), le village des Bâtisseurs vous accueille dans son pavillon Léopold-Papineau.
Confortable et chaleureux, c’est le lieu de rencontre et d’organisation de vos balades. On peut y louer des équipements, s’y faire à manger ou y prendre une douche. L’été, les plus aventureux choisiront de dormir à la belle étoile en camping rustique, mais des refuges sont également ouverts aux visiteurs de plus d’un jour.
© Parc régional de la Montagne du Diable


PARC RÉGIONAL KIAMIKA
CURIEUX DE NATURE !
C’est le petit dernier des parcs régionaux des Laurentides, ouvert en juin 2013, le Kiamika, dont le nom algonquin signifie « rives abruptes ou rocher escarpé », s’articule autour d’un immense plan d’eau de 60 km2 où trônent
les deux grandes îles de la Perdrix Blanche et de la Petite Perdrix entourées d’une quarantaine d’îlots. Au coeur de ce territoire préservé abritant une réserve de biodiversité et une forêt ancienne, on oublie vite les tracas de la vie quotidienne pour se plonger dans une nouvelle dimension. Avec ses kilomètres de plages sablonneuses, c’est
le repaire des amateurs de camping en toute tranquillité (une soixantaine de sites, la plupart rustiques) et des amateurs de nature intacte. Sa réserve de biodiversité occupe une superficie de 46,2 km2 et compte des arbres plus que centenaires dans une forêt ancienne à la faune et la flore diversifiée et où l’homme n’a pas encore imprimé son empreinte. On compte dans le parc 70 espèces d’oiseaux protégés que l’on peut notamment observer lors
de croisières d’interprétation. Même si le parc est une destination idéale pour la randonnée, le canot en eau calme ou le kayak, une partie de pêche peut aussi se greffer à votre programme. Situé à moins de 200 km de Montréal, Kiamika se veut la destination des curieux de nature.
© Parc régional Kiamika