Les atouts du Centre-du-Québec

Les routes du coeur

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Considéré comme le grenier de la province, le Centre-du-Québec s’étend des contreforts des Appalaches aux plaines du Saint-Laurent. Si ce n’est des cyclistes qui profitent depuis longtemps d’itinéraires aux points de vue magnifiques, cette région reste encore méconnue des voyageurs. Elle a pourtant tant à offrir…


UNE RÉGION GOURMANDE ET ATTACHANTE
De toutes les régions du Québec, c’est probablement une des plus attachantes. En sillonnant ses routes traversant de grandes étendues cultivées, des prés où paissent encore paisiblement des vaches ou qui enjambent de petits monts forestiers, on pourrait se croire en Europe. De sa vocation agricole, le Centre-du-Québec a su garder une authenticité et il fait bon y vivre. Ses villages pittoresques sont d’ailleurs un des secrets les mieux gardés de la province. D’Inverness, capitale nationale de la fonderie d’art avec ses paysages vallonnés à Saint-Pierre-les-Becquets et son panorama du fleuve Saint-Laurent, ils seront très nombreux à vous séduire. Ce seront également autant d’occasions de céder aux plaisirs gourmands. La région est si fière de ses produits locaux qu’elle en fait chaque automne un événement très populaire : la balade gourmande ! L’occasion de visiter des fermes et des marchés, découvrir des vergers et même quelques vignobles ou encore de goûter des fromages… Une des attractions gustatives de la région reste cependant la canneberge. Appelée la grande airelle rouge d’Amérique du Nord, l’atoca ou l’ataca en langue iroquoise ou encore cranberry en anglais, ce petit fruit rouge gorgé de qualités pousse dans les tourbières sur de petits arbrisseaux et se récolte d’une manière pour le moins originale. Il faut en effet inonder les champs et battre les arbustes pour faire remonter à la surface puis moissonner les précieux grains écarlates à l’aide de gros tuyaux aspirateurs. Un véritable spectacle qui se déroule de la mi-septembre à la mi-octobre, dans la région de Saint-Louis-de-Blandford.



RETOUR AUX SOURCES EN PAYS ABÉNAKI
Chassés de la Nouvelle-Angleterre lors de la colonisation britannique, les Abénakis trouvent alors refuge en Nouvelle-France. Les combats et la maladie font passer leur nombre de 40 000 (avant l’arrivée des Européens) à seulement un millier à la fin du XVIIIe siècle. Ils sont environ 12 000 aujourd’hui et 400 d’entre eux vivent dans le petit village d’Odanak dont le musée est devenu en 1965 la première institution muséale autochtone du Québec. Sur un site enchanteur le long de l’embouchure de la rivière Saint-François on découvre le mode de vie et la culture des Premières Nations. En plus des expositions, des activités de découvertes sont proposées aux visiteurs. On peut ainsi déguster un repas traditionnel ou encore découvrir la flore médicinale et les animaux de la région en parcourant le sentier pédestre Tolba (la tortue). Chaque année, en juillet, le pow-wow d’Odanak constitue également une excellente occasion de découvrir le peuple abénaki.



CHACUN SA ROUTE
Au Centre-du-Québec, nombreux sont les chemins qui mènent à l’allégresse. En empruntant la Route des Navigateurs, vous partirez à la découverte des trésors du fleuve Saint-Laurent et vous explorerez l’histoire et la culture qui y sont attachées. Sur la Route des antiquaires vous remonterez le temps en chinant tous ces objets quotidiens témoins d’une histoire plus ou moins lointaine, une route empreinte de nostalgie. Plus terre à terre, la Route des trouvailles gourmandes vous mettra l’eau à la bouche sur des circuits mettant en valeur la gastronomie locale. Les amoureux de la nature suivront le circuit ornithologique composé des plus beaux sites d’observation d’oiseaux avec en vedette les fameuses oies blanches ou oies des neiges dont la migration annuelle passe par différents sites de la région. À signaler également la Route accessible développée à l’échelle du Québec depuis 1979 par l’organisme Kéroul voué au développement et à la promotion de l’accessibilité du tourisme et de la culture pour les personnes à capacité physique restreinte.



LE PAYS DE LA POUTINE


Au cachet champêtre des villages répondent le dynamisme et l’effervescence culturelle des villes. Que ce soit à Victoriaville avec les belles maisons ancestrales de la rue Laurier ou à Drummondville surnommée la capitale de l’expression et des traditions, l’amateur d’histoire, de folklore et de patrimoine sera comblé. Côté animation, outre les nombreux festivals d’été, l’attraction phare de la région reste sans conteste le Village québécois d’antan, véritable musée vivant consacré à la période allant de 1810 à 1930. Ce village reconstitué en grande majorité avec de vrais bâtiments d’époque n’en finit pas de surprendre les visiteurs tout au long de l’année. L’été, près de 200 employés saisonniers y font revivre le Québec d’autrefois. À l’automne, le parc se transforme en ville hantée aux couleurs d’Halloween et lors des fêtes de fin d’année le décor recouvert de neige devient féerique à la tombée de la nuit lorsque les maisons s’illuminent de plus de 25 000 ampoules ! Et puis, il ne faut pas quitter le Centre-du-Québec sans avoir dégusté la fameuse poutine (dont l’origine exacte suscite encore la polémique, mais qui serait née dans la région) ou s’être arrêté au printemps dans une cabane à sucre. Que ce soit Chez Ti-Père à Drummondville, Chez les p’tits Prince (André Prince et Margot Leblanc) à Saint-Wenceslas, à la Pente douce à Notre-Dame-du-Bon-Conseil, ou encore aux Petits Plaisirs à Warwick, tous les amateurs de sirop d’érable courent se « sucrer le bec ».


Plus d'infos: 
www.tourismecentreduquebec.com


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