Parc Oméga

Un safari en Outaouais

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L’ancienne pourvoirie s’est métamorphosée au fil des années pour devenir un des attraits touristiques majeurs de l’Outaouais. Parmi ses activités, son incontournable parcours en voiture, qui permet d’observer, parfois de très près, quelques espèces emblématiques de la faune de l’hémisphère nord. Sortez les appareils photo !


AUX PREMIÈRES LOGES
On ne tarde pas à entrer dans le vif du sujet une fois arrivé au Parc Oméga. Le site de 800 hectares, situé à moins de deux heures de Montréal et facile d’accès (l’autoroute 50 est toute proche), est reconnu pour sa proximité avec les animaux. Une trentaine d’espèces de l’hémisphère nord qui n’hésitent pas, pour certaines d’entre elles, à s’approcher au plus près de l’homme, naseaux appâtés par les carottes que l’on peut se procurer à la boutique de souvenirs située à l’entrée, qui fait aussi office de restaurant. On parle ici d’animaux herbivores, donc inoffensifs, comme l’incontournable cerf de Virginie ou le wapiti, pour qui le ballet des touristes rime avec festin.
Bref, on est aux premières loges !




LA "TOUCHE" OLIVIER FAVRE
Parcours atypique que celui du propriétaire du Parc Oméga. Rien ne prédestinait Olivier Favre à acquérir un site animalier. Pour cet ancien dirigeant d’un cabinet de courtage d’assurance de l’est de la France, le déclic s’est produit dans les années quatre-vingt-dix, lui qui lorgnait depuis un certain temps sur la Belle Province. Associé à des amis, avant d’en prendre seul les commandes en 2001, l’Alsacien avait dans l’idée de donner une autre dimension à cette ancienne pourvoirie, en incluant d’autres espèces animales comme le loup et le bœuf musqué, mais aussi et surtout, en diversifiant les activités sur place. Car pour cet amateur d’art et d’histoire, le parc Oméga devait aussi « refléter l’âme de la région de l’Outaouais et du Québec », la création d’un sentier amérindien participant à cette ambition. « J’ai bâti le parc selon mon rêve et celui de son directeur Alain Massie », confie-t-il à propos de cette métamorphose. Un modèle nouveau qui a dépassé leurs espérances, avec un record de fréquentation à la clé en 2015. De quoi motiver les troupes.


LA FAUNE CÔTÉ VITRE
Long d’une quinzaine de kilomètres, le parcours en voiture est intimement lié à ce parc racheté par un Français au début des années 2000 (lire encadré). En prenant son temps, il faut compter au moins 1 h 30 pour en effectuer la totalité. Il va sans dire que la vitesse est réduite à sa portion congrue sur ce territoire où le visiteur doit clairement s’adapter à l’environnement ambiant, jusqu’à zigzaguer entre les bernaches du Canada ou les sangliers impassibles. Cinq secteurs (prairie, forêt, montagne, lac et région boréale) permettent de se familiariser avec les pensionnaires de chaque enclave naturelle, du bison à l’ours noir, en passant par le boeuf musqué, le loup gris ou arctique, sans oublier les orignaux et caribous, emblématiques de la Belle Province.

                                                                                ©Anne Moy


UN PARC À DIMENSION PÉDESTRE
Le parc mérite aussi d’être vécu à pied. Plusieurs sentiers permettent aux visiteurs de se dégourdir les jambes et d’apprécier le charme de l’endroit, à commencer par celui dédié aux Premières Nations, avec son lac et ses légendes (lire l'encadré). D’autres empruntent des passerelles qui surplombent le territoire des loups et des ours, avec la possibilité de bénéficier des explications d’un guide-interprète. Le passage par la vieille ferme, datant de 1847, ou encore le poste de traite, revenant à l’époque du commerce des fourrures, figure également au menu des activités, tandis que la Cabane enchantée, sculptée à la main par l’artiste autochtone Michel Therrien, constitue le décor parfait pour une pause pique-nique.





PROLONGER L'IMMERSION
Pour accentuer l’expérience en milieu naturel, la direction s’est tournée vers l’hébergement. D’année en année, l’offre s’est étoffée et elle devrait atteindre une vingtaine d’unités en 2016, dans des formules incluant le tipi, la tente de prospecteur, la cabane et la wi-tente, un mélange de yourte et de tipi. Des sanitaires, entretenus avec le plus grand soin, ont aussi été mis à disposition des résidents qui bénéficieront bientôt d’un espace pour se faire à manger. Pour le parc Oméga, l’opération séduction se poursuit, lui qui a attiré 235 000 visiteurs en 2015, signant au passage un nouveau record de fréquentation.

 ©Anne Moy
Cabane du Parc à proximité des enclos des ours et des loups.
 ©Anne Moy
Terrasse de la cabane du Parc.



LE SENTIER DES ARBRES QUI PARLENT
C’est ainsi que l’on surnomme le Sentier des Premières Nations. Conçu comme un hommage aux 11 peuples autochtones du Québec, ce parcours inauguré le 2 octobre dernier est jalonné de totems la relation des peuples amérindiens avec la nature. Ils sont l’oeuvre du sculpteur de descendance algonquine Denis Charrette. Quatre années ont été nécessaires pour réaliser ces pièces, dont la plus imposante, le totem des sept feux, mesure environ 15 mètres de haut. Long d’un kilomètre, ce sentier encerclant le lac aux truites offre un cadre reposant. L’endroit respire la quiétude et les légendes appartenant à cette culture ancestrale.

©Anne Moy
©Anne Moy


Plus d'infos:
www.parcomega.ca 


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