Aux couleurs de l'été indien

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L’automne. Sans doute la plus belle saison pour admirer les forêts du Québec. Pas trop chaud, plus d’insectes... et lorsque les conditions climatiques sont favorables, une chatoyante palette de couleurs intensifie la beauté des paysages forestiers. Les températures en septembre sont déjà plus fraîches et la durée du jour diminue drastiquement. Vers la fin du mois, le paysage estival bascule dans ses parures automnales.

Les érables bien sûr, mais aussi les chênes, les sumacs vinaigriers et les bouleaux se parent d’éclatantes couleurs allant du rouge écarlate au jaune vif. Dans la chronologie d’apparition des couleurs, citons d’abord le rouge sang, suivi du rouge vermillon, des ocres et du jaune or, avec une dominante d’orange très vive. Des essences feuillues contrastant plus que jamais avec les conifères voisins, qui conservent leur vert mat.


LA MÉTÉO N'EST PAS UNE SCIENCE EXACTE

Cette symphonie automnale n’est pas au rendez-vous tous les ans et la pluie, le gel ou le vent peuvent interrompre la magie du phénomène ou la transformer dans ses teintes. Pas de garantie donc, et pas de semaine précise pour observer le phénomène indien. Mais par convention, la première semaine d’octobre serait « la semaine » des couleurs au Québec. Cette règle correspondrait à une autre convention sans loi, celle de l’été des Indiens.

Survenant habituellement entre début octobre et début novembre, l’été des Indiens est un laps de temps ensoleillé et radouci au cours de l’arrière-saison, survenant après les premières gelées d’automne. Très aléatoire, cette période propice à l’observation des couleurs automnales et favorable à leur émancipation peut durer de quelques jours à plus d’une semaine, ou ne pas se produire du tout.


LE BAROUD D'HONNEUR DE LA BELLE SAISON ?

L’ensoleillement déclinant de la saison et le contraste thermique entre l’équateur et le pôle placé à l’opposé du soleil augmentent dans ces régions en automne. Ce phénomène a pour conséquence de décaler vers les latitudes moyennes la circulation atmosphérique principale qui se situait dans les régions polaires au cours de l’été. Ainsi, les dépressions météorologiques se déplacent vers le Sud et l’air froid commence à entrer sur les régions méridionales et favoriser le gel.

Lorsque s’écoulent plusieurs jours entre deux dépressions, et que les vents tournent au sud, un anticyclone peut s’installer. L’air doux et sec alors véhiculé donnera des conditions presque estivales : l’été des Indiens.


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